Roborock Qrevo S Pro : le robot laveur haut de gamme à petit prix

Test du Roborock Qrevo S Pro : un robot laveur plus haut de gamme sans dépasser son budget

Roborock a déjà marqué l’année dernière avec le Qrevo QV 35A, un robot aspirateur-laveur offrant un bon rapport qualité-prix. Cette année, la marque reprend ce modèle en lui apportant des améliorations : un moteur plus puissant et une station d’accueil capable de laver les serpillières à l’eau chaude. Le nouveau Qrevo S Pro est vendu à 589 euros, soit une centaine d’euros de plus que la version précédente. La question est de savoir si ces modifications justifient cette hausse de prix ou si mieux vaut garder l’ancien modèle. C’est ce que nous avons vérifié lors de ce test. Si vous cherchez une alternative, notre guide des meilleurs aspirateurs robots propose d’autres options pour tous les budgets.

Navigation : efficace dans l’ensemble, mais attention aux petits objets (3,5/5)

Pour se repérer dans la maison, le robot combine un LiDAR placé sur le dessus et un système de détection à l’avant destiné à repérer les obstacles. Dans la pratique, il évite bien les gros objets, qu’il signale sur sa cartographie. Il trace aussi une carte précise de votre intérieur et franchit sans problème les seuils d’environ deux centimètres, voire un peu plus.

En revanche, sa capacité à repérer les petits objets au sol reste limitée. Lors de nos tests, le robot a fini par enrouler un câble USB dans sa brosse principale, et une chaussette lui a posé problème, le bloquant. Il est donc conseillé de ranger les objets fragiles ou traînants avant le passage du robot, surtout si vous avez des enfants qui laissent traîner leurs jouets.

Aspiration : efficace sur les tapis, mais encore des angles morts près des murs (4/5)

La principale évolution de cette version réside dans la puissance d’aspiration. Le moteur est plus puissant, avec 18 500 Pa contre 8 000 Pa pour le modèle précédent. Cela permet au robot de mieux déloger les poils et la poussière incrustés dans les tapis et moquettes, même si parfois deux passages sont nécessaires pour éliminer les cheveux très accrochés.

Sur parquet et carrelage, l’efficacité est également au rendez-vous, notamment pour aspirer les poils d’animaux et les débris. Cependant, on remarque quelques passages manqués le long des murs, comme si le robot hésitait à s’approcher de ces zones. En mode normal, le niveau sonore reste discret (50 dB à 1,5 m), mais il devient un peu plus audible à pleine puissance, sans être gênant.

Lavage des sols : correct pour l’entretien courant, décevant pour les taches et les angles (3,5/5)

Le système de lavage repose toujours sur deux patins rotatifs. Ceux-ci ne peuvent pas être retirés pour venir frotter dans les angles ou le long des murs, laissant une zone sèche de quelques centimètres près des plinthes. Ce défaut, déjà présent sur l’ancien modèle, oblige à un nettoyage manuel occasionnel.

Pour un sol peu sale, le robot fait le travail, mais pour des taches incrustées, il peut être nécessaire de lancer deux fois le nettoyage ou d’adapter le parcours via l’application. Attention, en cas de liquides renversés, le robot ne détecte pas le liquide et se contente de l’étaler au sol, il est donc préférable de l’éponger avant de le lancer.

Application : simple d’utilisation, mais peu autonome dans ses décisions (4,5/5)

L’application reste fidèle à la tradition Roborock : claire, intuitive, et facile à prendre en main. Il est possible de délimiter des zones interdites, de signaler des tapis pour adapter le nettoyage, ou de gérer plusieurs étages. Une option utile pour les propriétaires d’animaux permet de désigner l’emplacement de la gamelle ou de la litière, pour que le robot y insiste davantage.

Le seul point faible concerne le mode SmartPlan, qui continue de manquer de bon sens. Il peut, par exemple, vouloir remplir son réservoir d’eau alors qu’il passe sur une zone de moquette identifiée comme telle, ce qui n’est pas optimal.

Entretien : la grande nouveauté pour une meilleure hygiène (5/5)

La station d’accueil du robot ressemble à celle du modèle précédent, avec un réservoir d’eau propre de 4 litres, un bac à eau sale de 3,5 litres et un sac à poussière de 2,5 litres. La différence notable est l’ajout d’un système de lavage à haute température : l’eau chauffée à 75 °C élimine mieux les résidus gras. Un séchage à l’air chaud est également intégré, ce qui limite les mauvaises odeurs, surtout en hiver.

Après plusieurs semaines d’utilisation, nous n’avons pas constaté d’emmêlement de cheveux autour de la brosse principale, un bon point pour la maintenance régulière.

Réparabilité : un bon indice global, mais une faiblesse sur les pièces détachées (4/5)

Le robot obtient une note de 8,8 sur 10 en réparabilité, en légère progression par rapport à son prédécesseur. La majorité des critères sont satisfaisants, mais la disponibilité des pièces détachées essentielles reste limitée, ce qui peut compliquer l’entretien à long terme. La garantie officielle est de deux ans, conforme au minimum légal.

Les deux meilleures alternatives au Roborock Qrevo S Pro

Roborock Qrevo QV 35A : le modèle précédent plus abordable

Mova P70 Pro Ultra : une option très intéressante

Conclusion

Roborock a bien fait évoluer le Qrevo S Pro. La puissance accrue améliore le nettoyage sur tapis et moquette, longtemps faibles de la gamme. Le lavage à haute température et le séchage à l’air chaud apportent un vrai progrès en hygiène, surtout en hiver. Malgré quelques défauts persistants, comme le nettoyage difficile le long des murs, le prix supplémentaire d’une centaine d’euros semble justifié, notamment si vous avez des tapis ou souhaitez limiter l’entretien manuel des serpillières.

  • Navigation : 3,5/5
  • Aspiration : 4/5
  • Lavage des sols : 3,5/5
  • Ergonomie de l’application : 4,5/5
  • Entretien : 5/5
  • Réparabilité : 4/5

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