Une caissiere Licenciée après 25 ans pour 2,50 euros : l’histoire bouleversante de Joanna
Une caissière licenciée pour 2,50 euros après 25 ans de service
En Italie, l’histoire de Joanna, une caissière ayant travaillé 25 ans dans un supermarché Coop, suscite de nombreuses réactions. À 55 ans, elle a été licenciée pour une erreur d’inattention concernant une somme de seulement 2,50 euros. Cette somme correspond à deux barres énergétiques qu’elle aurait payées elle-même mais qui ont été enregistrées sur le ticket de deux clientes.
Ce fait divers, qui peut paraître mineur, a entraîné une procédure disciplinaire. La direction du supermarché a considéré que cet incident avait brisé la confiance entre l’employée et l’enseigne, tout en évoquant un préjudice pour l’image de l’entreprise. Joanna a reçu une lettre de licenciement pour faute grave, sans préavis. Elle raconte qu’après 25 ans de travail, être traitée ainsi pour une somme aussi faible semble incroyable.
Un geste maladroit ou un détournement volontaire ?
Selon Joanna, il ne s’agit pas d’un acte délibéré. Elle parle d’une erreur d’inattention, commise lors d’une journée où elle était pressée. Elle expliquait que ses barres énergétiques, qu’elle avait déjà payées, étaient à proximité du scanner. Lors de deux passages, elle aurait simplement oublié de retirer ses propres en-cas, et ceux-ci ont été enregistrés comme achetés par des clientes.
Après la réception de la lettre de licenciement, la caissière a été très affectée. Elle confie ne plus dormir, craignant pour son avenir professionnel, surtout à son âge, dans un secteur où les recrutements privilégient souvent les plus jeunes.
Une réaction judiciaire face à une sanction jugée excessive
Le syndicat Filcams Cgil a décidé de se porter partie civile. Il conteste ce licenciement, qu’il considère comme disproportionné par rapport à la valeur de la somme en jeu. Le syndicat souligne que la sanction ne correspond pas à la gravité réelle des faits et dénonce une mesure sévère et injustifiée.
Il évoque également que plusieurs autres salariées de plus de 50 ans, ayant une longue ancienneté, ont récemment été licenciées dans des magasins du même groupe dans la région de Modène.
Le cadre juridique italien face à cette affaire
Ce cas soulève la question du droit du travail en Italie. Selon le « Statuto dei Lavoratori » et l’article 2119 du Code civil, un licenciement pour faute grave — appelé en italien « giusta causa » — peut être prononcé si le comportement du salarié rompt le devoir de loyauté. Toutefois, la loi impose que la sanction soit proportionnelle à la gravité des faits, à l’ancienneté et aux circonstances.
Dans ce contexte, un geste involontaire comme celui de Joanna pourrait, en principe, ne pas justifier un licenciement immédiat, surtout pour une somme aussi modique. La décision du tribunal du travail de Modène sera déterminante pour savoir si cette sanction était conforme au droit italien.



Laisser un commentaire